L’évolution des notes de frais pendant la crise

Les comportements évoluent au sein des organisations. Face aux nouveaux enjeux organisationnels, économiques et environnementaux, plusieurs tendances se dégagent.

Dans une étude comparative menée entre 2021 et 2022, Jenji tire des conclusions intéressantes sur l’évolution récente des notes de frais en entreprise.

Les habitudes changent, les entreprises s’adaptent

L’étude porte sur une comparaison entre les 6 premiers mois de 2022 et les 6 premiers mois de 2021. L’analyse de ces deux périodes permet d’observer une forte différence dans les comportements, liée notamment à la levée presque totale des restrictions sanitaires. Les déplacements professionnels redeviennent la norme, et le télétravail est progressivement délaissé par certaines organisations.

2022 est aussi une année marquée par les mesures incitatives du gouvernement pour encourager les entreprises à adopter des pratiques plus responsables. La fameuse mobilité verte, moins polluante et plus respectueuse de l’environnement. Certains changements sont aussi déclenchés par de nouvelles contraintes économiques. La hausse des prix à la pompe encourage les entreprises à modifier leurs pratiques et à offrir de nouvelles solutions à leurs employés.

Dans le même temps, on assiste à une démocratisation accélérée des solutions de gestion des notes de frais complètement digitalisées. Dans son étude, Jenji constate notamment que le nombre de notes de frais dématérialisées émises par ses clients a doublé depuis 2021. Les mesures incitatives du gouvernement semblent fonctionner, et ce phénomène de digitalisation des notes de frais devrait encore s’accélérer au cours des prochains mois. A partir de 2024, de nouvelles obligations entrent en vigueur concernant la dématérialisation des factures en entreprise.

Les déplacements en avion en hausse

C’est le plus gros enseignement de 2022, les voyages professionnels entament un retour en force, après presque deux ans de disette pour les compagnies aériennes. Il faut dire que l’arrivée de la pandémie avait fortement chamboulé le secteur. L’étude relève que plus de 80% des entreprises n’ont pas réservé d’avion pendant plus d’1 an et demi pendant la crise sanitaire. Désormais, la reprise est facilitée par la levée des restrictions sanitaires et la vaccination massive de la population, avec 60% de voyages en plus par rapport à l’année dernière sur la même période.

90% des notes de frais de transport restent cependant liées à des trajets confinés au sein de l’Union Européenne, mettant en lumière la présence de barrières toujours problématiques. La pandémie a changé les habitudes, et les inquiétudes sont toujours là. La fermeture de l’espace aérien lié à la guerre en Ukraine a aussi eu un fort impact sur les déplacements professionnels en Europe.

Le train continue sur sa lancée, le taxi revient en force

En 2021, la précédente étude menée par l’entreprise avait constaté une forte avancée du train comme moyen de transport pour les déplacements professionnels. Cette tendance se confirme en 2022.

Cette nouvelle année est également marquée par le retour du taxi et du transport VTC (2 fois plus de notes de frais générées sur la période par rapport à 2021), Uber en tête. La fin du télétravail pour beaucoup a aussi stimulé le retour des réunions professionnelles en présentiel. Les petits déplacements redeviennent monnaie courante.

Des préoccupations environnementales qui orientent les choix des entreprises

Phénomène intéressant, l’étude constate une augmentation de 154% pour les notes de frais liées aux scooters électriques en 2022. Une forte augmentation est également signalée pour les vélos, notamment grâce aux mesures incitatives lancées par le gouvernement au cours de ces deux dernières années. Les aides pour l’achat et la réparation des vélos ont donné des idées à certains employés, qui sont passés au vert pour leurs déplacements professionnels. Une démarche écologique, mais aussi souvent un avantage économique pour les entreprises qui prennent en charge les trajets quotidiens de leurs employés.

L’étude complète est disponible en suivant ce lien (PDF).